En direct du Sarena :


Mi course


On peut appeler celà une étape. La distance nous séparant de la Martinique (1294 milles) est maintenant inférieure à celle nous éloignant de Madère (1425 milles) alors que nous avons parcourus en réalité 1561 milles car nous n'allons pas en ligne droite. Peut-on en tirer des pronostics sur notre date d'arrivée; pas sur car là aussi nous ne rejoindrons pas la Martinique en ligne directe. En fait le vent souffle presque exactement dans la direction de la Martinique. Or un voilier avance tres mal et est tres instable au plein vent arrière. Il est donc beaucoup plus rapide de tirer des bords de part et d'autre du vent arrière. Voilà pour la petite explication technique.

Pour l'instant nous sommes assez content de notre route au nord de la flotte, car nous avons un vent maniable autour de 20 noeuds largement suffisant pour pousser Sarena à ses vitesses maximales sur la route la plus courte. Les concurrents plus au sud ont certes un peu plus de vent mais surement une mer plus formée et, nous le lisons dans leurs billets transmis par l'organisation, beaucoup plus de grains et les misères qui vont avec. Depuis ce matin nous glissons sans arret au dessus de 8 noeuds sous grand voile haute et grand spi, enfin sous le soleil.

Nos soucis techniques sont mineurs; décoincage de la machoire du tangon carbone qui était resté bloquée en position fermée, nous obligeant à affaler en catastrophe alors que nous avions entamé un empannage (1h du mat cette nuit) et bricolage au mastic époxy de cette même tête du tangon pour limiter l'usure accélérée des bras de spi.